Après le conseil de la CAPS et celui de Gif qui ont donné un avis favorable à l’unanimité, c’est Bures qui vient de nous faire parvenir son avis, lui aussi favorable à l’unanimité.
L’avis du conseil municipal de Bures rappelle à cette occasion « la volonté de la ville de poursuivre le travail conjoint avec la commune d’Orsay pour élaborer un projet concerté et harmonieux sur le territoire de l’Université ». Le devenir du campus actuel est en effet préoccupant, puisque le discours officiel de l’Etat expose toujours le projet de transfert intégral de l’université vers le plateau de Saclay (sauf les départements de mathématiques et de physique théorique), sans rien dire du devenir des bâtiments qui seraient abandonnés.
Pour nos deux communes, l’idéal serait de maintenir la vocation universitaire du campus actuel en remplaçant les unités transférées par d’autres unités telles que les STAPS ou la faculté de droit, qui n’ont guère de liens fonctionnels avec les centres de recherche scientifiques regroupés sur le plateau et qui utilisent déjà certains bâtiments du campus. En outre, il parait impossible de transférer les unités d’enseignement de premier et second cycle tant que la zone d’accueil prévue (la Martinière) n’est pas desservie par des moyens de transport de capacité équivalente au RER, ce qui n’est pas pour demain – certains évoquent un délai d’au moins vingt ans pour réaliser le grand métro automatique annoncé par le Secrétaire d’Etat au Grand Paris. Si on tient compte en outre du coût de ce transfert, estimé à 1300 millions d’euros, il n’est pas déraisonnable d’imaginer que les projets d’aujourd’hui seront peut-être révisés dans les prochaines années.
En attendant, notre projet de PLU se veut conservateur sur le domaine de Launay où s’est installé le campus il y a un demi-siècle, en termes d’emprise au sol, de hauteur, de conservation des espaces naturels et de destination des bâtiments. Parallèlement, nos deux communes vont élaborer ensemble une stratégie de réponse aux projets de l’Etat, en précisant l’utilisation souhaitée des bâtiments ou espaces libérés par l’Université selon les divers scénarios envisageables. Lorsque nous en saurons plus sur le devenir du domaine, il sera temps de réviser ponctuellement notre PLU si c’est nécessaire pour des projets utiles à nos communes et approuvés par leurs habitants.
Joël Eymard
P.S. Puisqu’on parle de Bures, rappelons que son PLU est en cours de révision. Son projet devrait être arrêté en juin, et il propose une possibilité de solution au problème de circulation des poids lourds rue de Chevreuse. Il s’agit de créer une voie nord-sud reliant la rue de la Guyonnerie (prolongement de notre rue de Chevreuse) à la future voie Kastler. Il serait ainsi possible de desservir le quartier de la Guyonnerie et la zone ouest du campus à partir de la route de Chartres sans traverser le centre ville. Bien sûr, il faudra quelques années pour la réaliser, mais c’est une lueur d’espoir pour les riverains de notre rue de Verdun !
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